À la recherche de bonnes affaires avec Prakash Chaudhari, spécialiste des dividendes de Manuvie

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SUMI SIDDIQ/The Globe and Mail

Prakash Chaudhari adopte une approche non conventionnelle dans la gestion de son fonds de dividendes. Il est un acheteur et un vendeur actif de titres de petite et grande capitalisation, son fonds diffère donc de l’indice de référence. Il peut détenir jusqu’à 20% en cash. Il n’a aucune limite quant à la détention de sociétés qui ne versent pas de dividendes, même si au moins 51 % des actifs doivent être constitués d’actions canadiennes. Ce plan de match opportuniste a aidé son Fonds de revenu de dividendes Plus Manuvie de 1,6 milliard de dollars à surpasser l’indice composé de rendement total S&P/TSX depuis qu’il en a pris les rênes en 2012. Nous avons demandé à Chaudhari, 48 ans, comment il gère les taux d’intérêt élevés qui ont nui à de nombreuses actions à dividendes. , et pourquoi il possède la société mère de Google, Alphabet.

Jusqu’en 2018, votre fonds était connu sous le nom de Fonds ciblé canadien Manuvie. La stratégie a-t-elle changé ?

Non, c’est pareil. Nous recherchons des entreprises de grande qualité qui disposent d’un avantage concurrentiel, utilisent un effet de levier limité et disposent d’équipes de direction hautement compétentes. Nous considérons notre portefeuille comme un conglomérat composé de divisions qui sont des sociétés cotées en bourse. Nos investissements sont diversifiés dans tous les secteurs pour nous protéger contre les pertes en capital, et nous achetons des actions à des valorisations attrayantes. La seule différence est qu’environ 63 % du fonds a été investi dans des titres à dividendes au cours des cinq dernières années, contre environ 48 % au cours des cinq années précédentes sous l’ancien nom.

Comment jouez-vous dans le domaine des dividendes étant donné que la hausse des taux d’intérêt a nui à de nombreuses actions en matière de distribution ?

Il est utile de ne pas rechercher exclusivement des actions à dividendes. Des taux d’intérêt plus élevés posent problème lorsque vous avez beaucoup de dettes. En détenant des sociétés avec un endettement limité, cela n’a pas un impact aussi important. La hausse des taux est le résultat de la lutte des banques centrales contre l’inflation. Nous recherchons donc également des entreprises ayant un pouvoir de fixation des prix. Ils peuvent répercuter toute augmentation de leurs coûts liée à l’inflation sur leurs clients. Constellation Software, que nous possédons, peut le faire car ses produits sont essentiels à la mission des clients.

Votre principale pondération sectorielle est la finance. Quels noms vous semblent attrayants ?

Nous aimons les entreprises qui peuvent prendre des parts de marché à leurs concurrents et développer de nouveaux produits et services à moindre coût grâce à leur envergure. Nous détenons Brookfield, une société d’investissement canadienne axée sur des domaines tels que les infrastructures, l’électricité et l’immobilier. Un autre est Berkshire Hathaway (de Warren Buffett), qui est un ensemble d’entreprises. L’une de ses divisions est Geico, qui détient une part dominante dans l’assurance dommages, ainsi que dans l’automobile. C’est un facteur important de rentabilité pour Berkshire.

Pourquoi la technologie de l’information est-elle également une priorité ?

Nous aimons ces entreprises technologiques parce qu’elles sont légères en termes de capital, c’est-à-dire qu’elles n’ont pas besoin d’investir dans des actifs tels que des usines et des équipements. Dans ce secteur, nous détenons Microsoft, dont l’activité comprend sa suite de logiciels Office, son système d’exploitation Windows pour ordinateurs et les centres de données Azure. C’est une entreprise de logiciels dans l’âme et elle est très rentable.

Alphabet, qui ne verse pas de dividendes, est une participation importante. Pourquoi est-ce convaincant ?

Nous l’apprécions parce qu’Alphabet dispose d’un effet de levier limité, d’un retour sur capital investi élevé et de forts vents favorables qui, selon nous, lui permettront d’augmenter ses bénéfices pendant des années. Sa filiale Google, qui génère l’essentiel des bénéfices d’Alphabet, détient la part de marché dominante dans les moteurs de recherche, ce qui attire les annonceurs et génère ses revenus. Alphabet a la possibilité de verser un dividende, mais utilise cet argent pour réinvestir dans ses autres activités génératrices de revenus, telles que les centres de données et sa capacité d’intelligence artificielle. Mais il n’est pas déraisonnable de s’attendre à ce qu’elle verse des dividendes à l’avenir, tout comme Apple l’a finalement fait. Alphabet peut le faire parce qu’elle dispose de liquidités pour racheter ses actions au cours des cinq dernières années.

Le géant des télécommunications à haut rendement BCE est l’un des principaux titres. Pourquoi l’aimez-vous même si son titre est en difficulté depuis le début de l’année dernière ?

BCE est une entreprise rentable qui développe ses activités. Le groupe investit davantage dans les services à large bande, tandis que la direction s’efforce de réduire les coûts. Cela produit également beaucoup d’argent. Si l’on juge la valeur d’une entreprise supérieure au cours de son action, c’est une opportunité intéressante.

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