Les chefs des Premières Nations de l’Ontario demandent un moratoire sur les claims miniers

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Les chefs de l’Ontario demandent à la province un moratoire d’un an sur le jalonnement de claims miniers.Chris Young/La Presse Canadienne

Une organisation soutenant toutes les Premières Nations de l’Ontario demande à la province de mettre en œuvre un moratoire d’un an sur le jalonnement de claims miniers.

Les Chefs de l’Ontario affirment qu’il y a eu une augmentation de 30 pour cent de ces revendications sur leurs territoires au cours de la dernière année.

L’organisation affirme qu’il y a eu plus de 35 000 réclamations depuis le seul mois de mai.

Le chef régional de l’Ontario, Glen Hare, affirme que le nombre de revendications dépasse la capacité des Premières Nations à y répondre.

L’organisation affirme que le passage aux revendications virtuelles en 2018 a augmenté de façon exponentielle le nombre de revendications, au point qu’il y a désormais plus de 160 000 revendications au total sur leurs territoires.

Un porte-parole de Greg Rickford, ministre des Affaires autochtones de la province, a déclaré que l’Ontario respecte ses obligations de consulter sur tous les projets de ressources et que le Fonds de participation autochtone soutient les Premières Nations tout au long du processus de consultation.

Hare a écrit dans un communiqué qu’un moratoire de 365 jours est nécessaire « car il donnera aux communautés des Premières Nations le temps nécessaire pour évaluer les impacts du MLAS (Système d’administration des terres minières), les effets des claims miniers actuellement jalonnés, ainsi que développer un processus par lequel un engagement et une consultation significatifs et complets peuvent être intégrés dans les processus MLAS.

Les prospecteurs peuvent jalonner des claims miniers en ligne pour une somme modique et ne sont pas tenus de s’engager ou de consulter les Premières Nations, même sur leurs territoires traditionnels.

Le gouvernement du premier ministre Doug Ford s’est montré optimiste quant à l’exploitation minière du Nord de l’Ontario alors qu’il tente de développer une chaîne de fabrication de bout en bout pour les batteries de véhicules électriques.

De vastes volumes de minéraux critiques tels que le nickel et le lithium seront nécessaires pour qu’une usine de batteries Stellantis soit opérationnelle l’année prochaine à Windsor, en Ontario, et que la giga-usine PowerCo de Volkswagen devrait ouvrir ses portes en 2027.

La région du Cercle de feu du Nord de l’Ontario est devenue un point chaud à cause de ce problème.

Deux Premières Nations participent à un projet de construction de routes dans cette région de 5 000 kilomètres carrés, située à 500 kilomètres au nord de Thunder Bay, en Ontario. – qui sera relié au réseau routier provincial.

Ring of Fire Metals, propriété du géant minier australien Wyloo, souhaite construire une mine dans la région.

Plusieurs autres Premières Nations de la région s’opposent à ce développement sans leur consentement préalable.

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