Un « téléphone à vent » parle au cœur, pas à la tête

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C’est le printemps et je me promène dans les bois près de la maison d’un ami. Le tapis de vieilles aiguilles de pin sous mes pieds est doux et le bruit du vent dans les grands arbres me rappelle la mer. Je quitte le chemin principal et entre dans un bosquet de cèdres. Je vois à quoi ressemble un téléphone. Je m’approche avec précaution. Il s’agit d’un téléphone public, avec une inscription qui invite les gens à l’utiliser pour parler à leurs proches disparus et qui nous manquent beaucoup. Je regarde autour. J’ai déjà entendu parler de ces « téléphones à vent ». C’était lors d’un documentaire radiophonique sur un personnage au Japon, qui m’a réconforté peu après la mort de mes parents. Je soulève le récepteur et le porte à mon oreille. Rien. Bien sûr. Je raccroche le combiné et m’éloigne, me sentant penaud.

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