La dette de 1,5 billion de dollars créera-t-elle un changement de paradigme sur le marché immobilier américain ?

Une dette colossale de 1 500 milliards de dollars devrait arriver à échéance d’ici la fin de 2025 sur le marché immobilier américain. Alors que certains investisseurs s’inquiètent de l’impact que pourrait avoir ce « mur de dettes », Todd Henderson, du groupe DWS, y voit une opportunité pour les sociétés de crédit privées comme la sienne. Henderson estime que les fournisseurs de crédit traditionnels diminuent, ce qui ouvre une grande opportunité aux entreprises comme la leur de générer des rendements significatifs ajustés au risque dans le domaine de la dette.

Cependant, Henderson ne s’inquiète pas de l’impact global de cette dette sur le marché de l’immobilier commercial. Il souligne que le secteur des bureaux ne représente qu’un faible pourcentage du marché global et n’a pas d’influence significative sur les bilans des banques. Les banques, en revanche, sont bien capitalisées, avec une capitalisation 40 % supérieure à celle de la crise financière mondiale. Par conséquent, Henderson ne voit pas une détérioration potentielle du secteur des bureaux comme un déclencheur d’une vente massive de l’immobilier ou de graves problèmes bancaires.

Le véritable changement anticipé par Henderson concerne le paysage du crédit. Avec la participation décroissante des fournisseurs de crédit traditionnels comme les banques, les sociétés de crédit privées ont une excellente occasion d’intervenir et de répondre aux besoins de crédit du marché. Henderson s’attend à ce que cette dynamique changeante, combinée à des réglementations supplémentaires pour les banques, se traduise par un rôle plus important des sociétés de crédit privées sur le marché immobilier.

En termes de construction, Henderson souligne que les nouvelles mises en chantier ont considérablement diminué dans les secteurs industriel et résidentiel. La construction dans le secteur industriel est en baisse de 75 % par rapport à son sommet, tandis que le secteur résidentiel a connu une diminution de 65 % des nouvelles mises en chantier de propriétés multifamiliales. Henderson estime que cette diminution de l’activité de construction finira par entraîner un problème d’offre à l’avenir, plutôt qu’un problème de demande. Même si les taux de location pourraient connaître un recul temporaire, Henderson prédit que d’ici 2025, l’offre de nouvelles propriétés aura du mal à suivre le rythme de l’obsolescence, conduisant à un marché plus équilibré.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *