Opinion : Data Dive avec Nik Nanos : L’ambiance nationale est maussade – bonne nouvelle pour les conservateurs

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Le chef conservateur Pierre Poilievre devance de 14 points de pourcentage le premier ministre Justin Trudeau dans le dernier sondage Nanos pour le premier ministre préféré.Blair Gable/Reuters

Nik Nanos est scientifique en chef des données chez Nanos Research, professeur adjoint de recherche à la Norman Paterson School for International Affairs de l’Université Carleton, chercheur mondial au Woodrow Wilson International Center for Scholars à Washington et sondeur officiel du Globe and Mail et Nouvelles de CTV.

Le Canada est-il brisé ? Peut être.

Une nouvelle étude de suivi réalisée par Nanos qui évalue la satisfaction des citoyens à l’égard du pays et de nos institutions révèle une trajectoire d’opinion clairement négative, avec très peu de points positifs.

Ceci, associé au dernier suivi des votes, prépare le terrain pour ce qui sera une année très difficile pour les élus de tous bords. Les Canadiens demanderont des comptes aux gouvernements en place. Dans le même temps, les partis d’opposition devront présenter des solutions pour un avenir meilleur. Nous nous dirigeons vers une collision entre l’électorat et les élus.


Remarque : Les nombres peuvent ne pas totaliser 100 en raison des arrondis.

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Imaginez obtenir une note de D à un examen à l’école. Pas génial, non ? C’est là que les gens sont actuellement satisfaits du Canada. Nous avons atteint un nouveau creux de 5,9 sur une échelle de 10 points, contre 7,2 en 2021. Pire encore, le score tombe à 5,3 pour les moins de 35 ans. Dans l’ensemble, seulement 52 pour cent des Canadiens déclarent qu’ils sont satisfaits du Canada en tant que pays – contre 74 pour cent en 2021 – tandis que 21 pour cent se disent insatisfaits, un chiffre qui a plus que doublé depuis 2021.

Les Canadiens ne sont pas encore sur le point de donner une note d’échec au pays, mais si la trajectoire se poursuit, il y aura un calcul politique.

Tout n’est pas catastrophique. À l’échelle nationale, environ un Canadien sur trois (33 pour cent) (et 43 pour cent des Canadiens de plus de 55 ans) attribue une note de huit, neuf ou 10 sur 10 (l’équivalent d’un A à l’école).


Les institutions qui contribuent à

faire du Canada un meilleur pays

(tarifs moyens sur 10)

Les universités

et les collèges

Arts et culture

organisations

Satisfaite de

Le Canada en tant que pays

MURAT YUKSELIR / LE GLOBE ET LE MAIL,

SOURCE : RECHERCHE SUR LES NANOS

Les institutions qui contribuent à

faire du Canada un meilleur pays

(tarifs moyens sur 10)

Les universités

et les collèges

Arts et culture

organisations

Satisfaite de

Le Canada en tant que pays

MURAT YUKSELIR / LE GLOBE ET LE MAIL,

SOURCE : RECHERCHE SUR LES NANOS

Des institutions qui contribuent à faire du Canada un meilleur pays

(tarifs moyens sur 10)

Universités et collèges

Arts et culture

organisations

Satisfaite de

Le Canada en tant que pays

MURAT YÜKSELIR / THE GLOBE AND MAIL, SOURCE : NANOS RESEARCH

En ce qui concerne les institutions canadiennes, la plupart sont également sur une trajectoire négative.

Même si nos universités et nos collèges arrivent en tête de liste en termes d’impact positif sur le pays, ils ont même connu une baisse – de 7,9 sur 10 en 2021 à 7,1 actuellement. La baisse la plus forte concerne le système de santé. En 2021, il obtenait une note de 8,0 sur 10. Trois ans plus tard, il n’est que de 6,7. Même la vénérable Cour suprême du Canada a dérapé en termes de perception il contribue à faire du Canada un meilleur pays – de 7,4 sur 10 en 2021 à 6,6 en 2024.

Certaines institutions ont tenu bon au cours des quatre dernières années, notamment les Forces armées canadiennes, la Gendarmerie royale du Canada et le Sénat. Même si certains n’étaient pas exceptionnellement forts au départ, ils n’ont pas enregistré de baisse spectaculaire. Parmi les 11 institutions suivies, une seule a enregistré une amélioration d’une année à l’autre : le Premier ministre du Canada. En 2021, la note était de 5,7, puis est tombée à 4,9 en 2023 et est désormais de 5,5 sur 10.

Ce qu’il faut retenir, c’est que lorsque les citoyens examinent nos institutions, ils sont de plus en plus sceptiques quant à leur contribution à l’amélioration du Canada.

Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que depuis l’été dernier, les conservateurs de Pierre Poilievre aient ouvert et maintenu une avance confortable sur les libéraux selon le suivi de Nanos. Avec un soutien de 40 pour cent pour les conservateurs, 25 pour cent pour les libéraux et 21 pour cent pour le NPD, M. Poilievre est prêt à gagner un gouvernement majoritaire lorsqu’une élection est déclenchée.

Les chiffres préférés des premiers ministres ne sont guère meilleurs pour les libéraux. Justin Trudeau est à 14 points de pourcentage derrière M. Poilievre. Habituellement, les premiers ministres sortants bénéficient d’un avantage simplement en occupant le fauteuil du premier ministre – ce qui n’est pas le cas de M. Trudeau.

Alors que les Canadiens ont du mal à payer leur logement et leurs courses, leurs regards se tournent vers les libéraux. Après tout, si l’on a du mal à payer son logement et ses courses, a-t-on vraiment beaucoup à perdre en votant pour l’opposition ?

Pour l’instant, ces Canadiens ont placé M. Poilievre aux commandes politiques. Alors que les conservateurs ressemblent à un gouvernement potentiel en attente, les Canadiens méritent des détails sur sa vision et son plan pour faire du Canada un meilleur endroit. Son échec sur ce front le mettra sur la sellette politique.

Les libéraux pourraient-ils renverser la situation? Oui. C’est déjà arrivé. Mais un revirement est plus l’exception que la règle. Vous devez mener une campagne presque parfaite et espérer que vos adversaires trébucheront en même temps – ce qui n’est pas une tâche facile pour les libéraux. Il ne suffit pas aux libéraux de diffamer leurs adversaires, ils doivent expliquer pourquoi les Canadiens devraient leur donner un autre mandat.

La bonne nouvelle pour les conservateurs, c’est qu’ils jouissent d’un avantage considérable sur les libéraux. La mauvaise nouvelle pour les conservateurs, c’est que les élections n’auront pas lieu aujourd’hui.

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