La lenteur des achats continue de faire baisser les dépenses de défense, selon un rapport du DPB

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Le directeur parlementaire du budget, Yves Giroux, attend de comparaître devant le Comité sénatorial des finances nationales à Ottawa le 17 octobre.Adrian Wyld/La Presse Canadienne

Le directeur parlementaire du budget affirme que le ministère de la Défense prévoit des dépenses en capital sans précédent dans les années à venir, ce qui soulève des inquiétudes quant aux effets de l’inflation.

Dans un nouveau rapport, Yves Giroux a évalué 20 ans de dépenses en capital prévues dans le cadre de la politique de défense du Canada de 2017, intitulée « Fort, Sécurité, Engagement ».

Il a constaté que les dépenses prévues sont supérieures de 51,5 milliards de dollars à celles d’il y a deux ans, principalement en raison de la modernisation du NORAD et de nouveaux achats.

Les dépenses en capital devraient s’élever à au moins 10 milliards de dollars par an, atteignant un pic au cours de l’exercice 2027-28 à 18 milliards de dollars.

Les retards dans les achats militaires ont signifié que le ministère a dépensé près de 12 milliards de dollars de moins que prévu depuis 2017.

Giroux dit que repousser ces dépenses sur des années plus tard soulève des craintes que l’inflation ne réduise le pouvoir d’achat du gouvernement.

« L’augmentation des dépenses au cours des années suivantes est soumise à une plus grande actualisation par rapport à l’inflation et est encore aggravée par les augmentations attendues de l’inflation des achats de défense, comme l’ont révélé les précédents rapports du DPB », indique le rapport.

Le rapport révèle que 62 pour cent des dépenses en capital ont été transférées vers la seconde moitié de la période de 20 ans au lieu d’être réparties également, comme c’était le cas lors du dernier rapport du DPB à ce sujet en 2022.

En juin 2022, le ministère de la Défense a annoncé des plans pour une modernisation majeure de l’infrastructure et des capacités du Norad qui devrait coûter 38,6 milliards de dollars sur 20 ans.

Une grande partie de ces dépenses devraient avoir lieu après 2030.

Le gouvernement a également annoncé plusieurs acquisitions majeures depuis 2022, notamment un projet d’achat de 88 avions de combat F-35 pour un coût de 19 milliards de dollars et un projet de 10,4 milliards de dollars pour l’achat d’avions de surveillance P-8A.

Dans l’ensemble, la politique de défense prévoyait de dépenser 553 milliards de dollars sur 20 ans se terminant en 2037, dont 164 milliards de dollars étaient réservés aux dépenses d’investissement. Les dépenses en capital s’élèvent désormais à 214,8 milliards de dollars, a déclaré Giroux.

Le ministère de la Défense a annoncé en avril 2022 qu’il prévoyait une mise à jour de sa politique de défense pour 2017.

Dans une récente interview, le ministre de la Défense, Bill Blair, a déclaré qu’il aurait aimé que la mise à jour soit terminée « hier », mais n’a donné aucun calendrier quant à la date prévue de sa publication.

Note de l’éditeur: Une version antérieure indiquait que le ministère de la Défense travaillait sur la mise à jour de sa politique de défense depuis plus de deux ans.

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